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Aéroport d'Orly : un couvre-feu plus strict instauré pour réduire les nuisances sonores
(13-07-2025)
Le ministère des Transports a annoncé durcir les conditions de vol des aéronefs les plus bruyants dès 22h, sans pour autant abaisser le nombre de vols malgré les demandes des écologistes et des riverains.
Source : Le Figaro (10 juillet 2025)
Le gouvernement a annoncé
jeudi 10 juillet avoir durci les conditions d'exploitation des vols nocturnes à
l'aéroport de Paris-Orly pour réduire les nuisances sonores, sans aller
jusqu'à abaisser leur nombre, comme le demandaient des écologistes et des riverains.
jeudi 10 juillet avoir durci les conditions d'exploitation des vols nocturnes à
l'aéroport de Paris-Orly pour réduire les nuisances sonores, sans aller
jusqu'à abaisser leur nombre, comme le demandaient des écologistes et des riverains.
Parmi les nouvelles mesures, «la
mise en place d'un couvre-feu partiel, dès 22 heures, pour les aéronefs les
plus bruyants - seuls les aéronefs les plus vertueux pourront atterrir et
décoller après 22 heures», a expliqué le ministère chargé des Transports dans
un communiqué. Le gouvernement a également décidé une «limitation stricte des
dérogations au couvre-feu, désormais limitées aux cas relevant de la sécurité,
de la santé ou de l'ordre public». Il a par ailleurs précisé que le couvre-feu
nocturne serait «désormais fondé sur l'heure de départ du poste de
stationnement (23p5), et non plus de l'heure de décollage (23h30)». «Cette
mesure, plus contraignante, tient compte du faible écart entre les deux
horaires, généralement inférieur à 10 minutes et crée un référentiel plus
clair», selon le ministère.
mise en place d'un couvre-feu partiel, dès 22 heures, pour les aéronefs les
plus bruyants - seuls les aéronefs les plus vertueux pourront atterrir et
décoller après 22 heures», a expliqué le ministère chargé des Transports dans
un communiqué. Le gouvernement a également décidé une «limitation stricte des
dérogations au couvre-feu, désormais limitées aux cas relevant de la sécurité,
de la santé ou de l'ordre public». Il a par ailleurs précisé que le couvre-feu
nocturne serait «désormais fondé sur l'heure de départ du poste de
stationnement (23p5), et non plus de l'heure de décollage (23h30)». «Cette
mesure, plus contraignante, tient compte du faible écart entre les deux
horaires, généralement inférieur à 10 minutes et crée un référentiel plus
clair», selon le ministère.
L'aéroport, le deuxième de
France par la fréquentation après Charles-de-Gaulle, a accueilli 33,1 millions
de passagers en 2024, soit 106,8% de son niveau de 2019, avant la crise
sanitaire. Inauguré en 1961 et désormais enclavé dans un tissu urbain très
dense, à une dizaine de kilomètres au sud de Paris, il a vu son nombre de
décollages et atterrissages plafonné à 250.000 par an depuis 1994. Pour
préserver le sommeil des riverains, il est en outre soumis à un strict
couvre-feu entre 23h30 et 6h du matin.
France par la fréquentation après Charles-de-Gaulle, a accueilli 33,1 millions
de passagers en 2024, soit 106,8% de son niveau de 2019, avant la crise
sanitaire. Inauguré en 1961 et désormais enclavé dans un tissu urbain très
dense, à une dizaine de kilomètres au sud de Paris, il a vu son nombre de
décollages et atterrissages plafonné à 250.000 par an depuis 1994. Pour
préserver le sommeil des riverains, il est en outre soumis à un strict
couvre-feu entre 23h30 et 6h du matin.
Son gestionnaire, le groupe
ADP, prévoit d'ici à 2035 une hausse de 16% du nombre de voyageurs, mais une «stabilisation»
du nombre de mouvements, à 229.000, fruit d'avions plus grands et mieux remplis.
Selon le ministère, les mesures annoncées jeudi constituent un compromis
équilibré entre l'amélioration de la qualité de vie des riverains et le
maintien des conditions d'activité de l'aéroport, structurant pour le
développement économique et l'emploi sur le territoire». En mars 2024, des
centaines de militants écologistes et membres d'associations de riverains,
notamment de la commune d'Orly (Val-de-Marne), s'étaient mobilisés dans toute
la France contre les nuisances du trafic aérien, appelant à le plafonner.
ADP, prévoit d'ici à 2035 une hausse de 16% du nombre de voyageurs, mais une «stabilisation»
du nombre de mouvements, à 229.000, fruit d'avions plus grands et mieux remplis.
Selon le ministère, les mesures annoncées jeudi constituent un compromis
équilibré entre l'amélioration de la qualité de vie des riverains et le
maintien des conditions d'activité de l'aéroport, structurant pour le
développement économique et l'emploi sur le territoire». En mars 2024, des
centaines de militants écologistes et membres d'associations de riverains,
notamment de la commune d'Orly (Val-de-Marne), s'étaient mobilisés dans toute
la France contre les nuisances du trafic aérien, appelant à le plafonner.
Outre les conséquences du
secteur aérien sur le climat, ils avaient fait valoir, études sanitaires à
l'appui, que le bruit des aéronefs affectait «directement et gravement la santé
des populations survolées». Jeudi, le gouvernement a promis «un plan national
destiné à accroître le recours aux aides à l'insonorisation autour des grands
aéroports français, aujourd'hui sous-utilisées».
secteur aérien sur le climat, ils avaient fait valoir, études sanitaires à
l'appui, que le bruit des aéronefs affectait «directement et gravement la santé
des populations survolées». Jeudi, le gouvernement a promis «un plan national
destiné à accroître le recours aux aides à l'insonorisation autour des grands
aéroports français, aujourd'hui sous-utilisées».
