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L'aérien en manque de carburant vert
(12-12-2024)
L'aviation vise 5 % de carburant durable d'ici 2030, mais la production reste insuffisante.
Source : Le Soir (12 décembre 2024)
Pour assurer ses efforts environnementaux et garantir le
« net zéro » carbone pour 2050 qu'elle a promis, le secteur de
l'aviation compte beaucoup sur l'utilisation de carburant durable, le SAF
(sustainable aviation fuel). La production de ce dernier a doublé
entre 2023 et 2024, passant de 600 millions de litres à 1,3 milliard. Sauf que
l'aviation tablait sur 1,9 milliard. Et que beaucoup des 200 projets de
production de SAF recensés à travers le monde (surtout en Europe et aux
Etats-Unis) restent toujours très théoriques. Pour atteindre une moyenne de
5 % de SAF dans le carburant d'aviation pour 2030, les délais deviennent
de plus en plus courts. Déjà trop tard ? Le patron de l'Iata (Association
internationale du transport aérien), Willie Walsh rappelle que
les objectifs seront atteints par étapes. Pour faciliter les choses,
l'Iata met sur pied un « marché » du SAF pour que chacun puisse
s'approvisionner même s'il n'y a pas de production dans sa propre région, en
s'assurant que ce carburant vert ne soit pas vendu plusieurs fois. Et
appelle les gouvernements à aider le secteur comme ils ont aidé l'éolien et le
solaire. Il faut dire que le coût de la transition vers le « net
zéro » est estimé à 4.700 milliards de dollars.
« net zéro » carbone pour 2050 qu'elle a promis, le secteur de
l'aviation compte beaucoup sur l'utilisation de carburant durable, le SAF
(sustainable aviation fuel). La production de ce dernier a doublé
entre 2023 et 2024, passant de 600 millions de litres à 1,3 milliard. Sauf que
l'aviation tablait sur 1,9 milliard. Et que beaucoup des 200 projets de
production de SAF recensés à travers le monde (surtout en Europe et aux
Etats-Unis) restent toujours très théoriques. Pour atteindre une moyenne de
5 % de SAF dans le carburant d'aviation pour 2030, les délais deviennent
de plus en plus courts. Déjà trop tard ? Le patron de l'Iata (Association
internationale du transport aérien), Willie Walsh rappelle que
les objectifs seront atteints par étapes. Pour faciliter les choses,
l'Iata met sur pied un « marché » du SAF pour que chacun puisse
s'approvisionner même s'il n'y a pas de production dans sa propre région, en
s'assurant que ce carburant vert ne soit pas vendu plusieurs fois. Et
appelle les gouvernements à aider le secteur comme ils ont aidé l'éolien et le
solaire. Il faut dire que le coût de la transition vers le « net
zéro » est estimé à 4.700 milliards de dollars.
