"C'est anticiper les funérailles de quelqu'un qui n'est pas encore mort", a-t-il réagi jeudi devant le Parlement flamand, interrogé par Emmily Talpe (Open Vld). La députée libérale a sondé le ministre quant à l'impact éventuel du dossier des nuisances sonores causées par les avions survolant Bruxelles sur l'emploi à et autour de Brussels Airport.

Philippe Muyters n'a cependant pas pu donner d'estimation précise en la matière. Mais si les compagnies aériennes réduisent leurs activités à Zaventem en raison des normes sonores plus strictes, cela aura automatiquement un effet sur l'emploi, en ce compris pour les milliers de Wallons et de Bruxellois qui travaillent à ou près de l'aéroport, a-t-il souligné.

Le ministre a dit espérer que "le bon sens l'emporte". A ses yeux, son collègue bruxellois de l'Emploi Didier Gosuin joue "avec le feu" et il est également temps que les partis flamands du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale "réfléchissent à ce qui est en jeu".

Entre-temps, l'aéroport de Liège s'est invité dans les discussions en envoyant une lettre au Premier ministre dans laquelle il propose ses services. "Nous invitons les autorités fédérales et régionales à se saisir des réelles opportunités que présente Liège Airport dans le cas d'une solution aux problèmes de bruit liés aux activités de l'aéroport de Zaventem", y lit-on.

Une démarche qui ne satisfait pas du tout le ministre Muyters. Cela équivaut à "anticiper les funérailles de quelqu'un qui n'est pas encore mort", a-t-il dit.