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Survol de Bruxelles : les bourgmestres de la capitale rencontrent le ministre Crucke sans obtenir d'avancée
(04-06-2026)
Les bourgmestres bruxellois réunis mercredi matin en Conférence ont rencontré le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke (Les Engagés) à propos de la problématique des nuisances des avions liées au trafic de et vers l'aéroport national.
Source : rtbf (3 juin 2026)
Selon la présidente actuelle de la Conférence, la bourgmestre d'Auderghem
Sophie Devos (DéFI), les dix-neuf bourgmestres sont revenus sur la motion
commune de revendications qu'ils ont adoptée en mars dernier sur ces nuisances,
une première depuis dix ans. Mais il n'y a pas eu d'avancée, le ministre étant
venu pour "écouter". Les maïeurs ont ainsi plaidé pour
l'interdiction des vols de nuit de 23h à 7h du matin, comme dans de nombreux
aéroports européens, et à tout le moins pour la production d'une étude objective
sur les retombées économiques de l'aéroport, argument souvent brandi par
Brussels Airport et les partisans du statu quo, a expliqué en substance Sophie
Devos. Ils demandent la suppression des vols pour les avions les plus
bruyants. Les 19 maïeurs bruxellois ont formulé une demande centrale: ne
permettre qu'à titre exceptionnel les atterrissages via un survol intense de la
capitale à quelques centaines de mètres de hauteur par les pistes subsidiaires
01 et 07. En cause selon eux dans l'usage intensif actuel: une
application trop stricte des normes de vent, à l'origine d'un basculement
rapide vers ces pistes alternatives. Ils ont rappelé que l'État belge
avait déjà été condamné à au moins deux reprises pour cette situation. Parmi
les mesures les moins coûteuses figure à leurs yeux le respect des décisions de
justice, ce qui permettrait d'éviter le paiement des importantes astreintes
auxquelles l'État est actuellement exposé en raison de leur non-exécution. Ces
astreintes représentaient quelque 42 millions d'euros en 2025, a précisé Sophie
Devos, interrogée à ce propos. La motion de mars réclamait entre autres une
interdiction des vols "sauts de puce" pour lesquels il existe
généralement une alternative en train; l'aménagement de la piste 25 L(eft) de
manière à permettre les décollages par un virage à gauche avant d'atteindre la
Région bruxelloise; pour les décollages en piste 25 R(ight), le virage à droite
dès 400 pieds vers le Ring; l'installation de sonomètres dans chaque commune
survolée sous les routes aériennes; etc. Sophie Devos concède que le ministre
actuel de la Mobilité est loin d'être le premier à se casser les dents sur ce
dossier. Selon elle, il n'y a pas de nouveau rendez-vous fixé dans ce
dossier, mais le ministre fédéral sera de facto amené à revoir les bourgmestres
bruxellois d'ici la fin de l'année, ne serait-ce que par les obligations
auxquelles l'État est soumis dans le cadre des décisions de Justice, dit-elle
encore. "Je confirme que ma méthode repose sur l'analyse et la concertation
tout en m'inscrivant dans l'accord de gouvernement", a réagi le
ministre Crucke dans la soirée. "Sur cette base, je travaille à obtenir
un accord des partenaires de coalition sur ce dossier. En marge de ce travail,
je continue mes rencontres et consultations avec les parties concernées. Ce qui
importe ce ne sont pas les effets d'annonce mais l'annonce des effets, raison
pour laquelle je communiquerai plus amplement en temps utile", a-t-il
ajouté.
Sophie Devos (DéFI), les dix-neuf bourgmestres sont revenus sur la motion
commune de revendications qu'ils ont adoptée en mars dernier sur ces nuisances,
une première depuis dix ans. Mais il n'y a pas eu d'avancée, le ministre étant
venu pour "écouter". Les maïeurs ont ainsi plaidé pour
l'interdiction des vols de nuit de 23h à 7h du matin, comme dans de nombreux
aéroports européens, et à tout le moins pour la production d'une étude objective
sur les retombées économiques de l'aéroport, argument souvent brandi par
Brussels Airport et les partisans du statu quo, a expliqué en substance Sophie
Devos. Ils demandent la suppression des vols pour les avions les plus
bruyants. Les 19 maïeurs bruxellois ont formulé une demande centrale: ne
permettre qu'à titre exceptionnel les atterrissages via un survol intense de la
capitale à quelques centaines de mètres de hauteur par les pistes subsidiaires
01 et 07. En cause selon eux dans l'usage intensif actuel: une
application trop stricte des normes de vent, à l'origine d'un basculement
rapide vers ces pistes alternatives. Ils ont rappelé que l'État belge
avait déjà été condamné à au moins deux reprises pour cette situation. Parmi
les mesures les moins coûteuses figure à leurs yeux le respect des décisions de
justice, ce qui permettrait d'éviter le paiement des importantes astreintes
auxquelles l'État est actuellement exposé en raison de leur non-exécution. Ces
astreintes représentaient quelque 42 millions d'euros en 2025, a précisé Sophie
Devos, interrogée à ce propos. La motion de mars réclamait entre autres une
interdiction des vols "sauts de puce" pour lesquels il existe
généralement une alternative en train; l'aménagement de la piste 25 L(eft) de
manière à permettre les décollages par un virage à gauche avant d'atteindre la
Région bruxelloise; pour les décollages en piste 25 R(ight), le virage à droite
dès 400 pieds vers le Ring; l'installation de sonomètres dans chaque commune
survolée sous les routes aériennes; etc. Sophie Devos concède que le ministre
actuel de la Mobilité est loin d'être le premier à se casser les dents sur ce
dossier. Selon elle, il n'y a pas de nouveau rendez-vous fixé dans ce
dossier, mais le ministre fédéral sera de facto amené à revoir les bourgmestres
bruxellois d'ici la fin de l'année, ne serait-ce que par les obligations
auxquelles l'État est soumis dans le cadre des décisions de Justice, dit-elle
encore. "Je confirme que ma méthode repose sur l'analyse et la concertation
tout en m'inscrivant dans l'accord de gouvernement", a réagi le
ministre Crucke dans la soirée. "Sur cette base, je travaille à obtenir
un accord des partenaires de coalition sur ce dossier. En marge de ce travail,
je continue mes rencontres et consultations avec les parties concernées. Ce qui
importe ce ne sont pas les effets d'annonce mais l'annonce des effets, raison
pour laquelle je communiquerai plus amplement en temps utile", a-t-il
ajouté.
